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National Drug Intelligence Center


Titre:

Bulletin Informatif:

Sniffer

L'Abus de Substances Inhalées

Date de publication: Septembre 2002

Identification du document: 2002-L0521-002

Ce bulletin parle de l'abus de substances inhalées dans les États-Unis. Les sujets inclus sont les types des substances inhalées, qui abuse des substances inhalées, où et comment sniffe-t-on des substances inhalées, quels en sont les effets, et les signes de toxicomanie.

 

Nous faites plaisir recevoir vos questions, commentaires, et suggestions pour l'avenir. Voici les adresses au dessous.


Table des matières

Introduction

Qui abuse des substances inhalées?

Où sniffe-t-on des substances inhalées?

Comment sniffe-t-on des substances inhalées?

Quels en sont les effets?

Perspective

Sources

Liste de Chartes 

Charte 1. Pourcentage de la Toxicomanie à Vie des Substances Inhalées


Une photo des produits ménagers très courants que l'on peut utiliser comme substances inhalées.  Photo courtesy of DEA.

 

L'abus de substances inhalées est très répandu dans tous les États-Unis; il n'est peut-être toutefois pas suffisamment signalé car les agents des forces de l'ordre ou le personnel médical ne connaissent souvent pas très bien les signes de ces abus. Les sniffeurs, principalement les adolescents, inhalent les vapeurs de toute une série de produits chimiques, dont bon nombre sont des produits ménagers très courants. Les jeunes sniffent des substances inhalées afin d'obtenir un état euphorique mais ignorent souvent les risques potentiels, comprenant notamment des lésions cérébrales et la mort. Certains adultes sniffent également des substances inhalées, particulièrement les nitrites; pour eux, il s'agit souvent d’intensifier leurs expériences sexuelles.

 

Introduction

L'abus de substances inhalées, que l'on appelle communément sniffer, consiste en l'inhalation délibérée de vapeurs chimiques en vue d'atteindre un état modifié mental ou physique qui, pour la plupart des gens, est un effet euphorique. Les sniffeurs inhalent les vapeurs émises par toute une gamme de substances. En effet, plus de 1.000 produits ménagers courants comportent des vapeurs chimiques que l'on peut utiliser comme substances inhalées. On peut classer ces substances dans plusieurs catégories générales:

Dissolvants volatiles. Ce sont des substances liquides que se volatilisent à la température ambiante s'ils ne restent pas scellés dans un récipient. Les diluants pour peinture, l'essence, les liquides correcteurs, les stylos feutre, le vernis à ongles, le dissolvant, et la colle (telle que la colle de caoutchouc) contiennent tous des dissolvants volatiles.

Aérosols. Ce sont des pulvérisateurs contenant des agents propulseurs et des solvants tels que le toluène, l'un des solvants les plus courants dans les produits aérosols. Les aérosols les plus courants comprennent la peinture, les déodorisants, les produits de soin des cheveux et de cuisine, et les produits protecteurs de tissu. Les peintures en aérosol or et argent sont particulièrement prisées par les sniffeurs.

Gaz. Ce sont des substances dépourvues de forme ou de volume défini telles que les produits frigorigènes et les produits anesthésiants médicaux. Les sniffeurs inhalent souvent les gaz qui se trouvent dans les briquets au butane, les appareils de climatisation, et les réservoirs de propane. Les produits anesthésiants médicaux tels que l'éther, le chloroforme, et l'oxyde nitreux font également l'objet d'abus. L'oxyde nitreux, que l'on appelle communément gaz hilarant, est d'ailleurs sniffé  beaucoup plus fréquemment que tout autre gaz. Il est présent dans les bombes de crème fouettée ou les produits qui accroissent le niveau d'octane des voitures de course. On peut également l'acheter sous forme de ballons gonflés ou dans de petites fioles scellées appelées "whippets" en vente dans les raves ou les magasins d'accessoires de drogue.

Nitrites. Ils appartiennent à un groupe de produits chimiques comprenant les nitrites de cyclohexyle, le nitrite d'amyle, et le nitrite de butyle, et servent essentiellement à intensifier les expériences sexuelles plutôt qu'à obtenir un effet euphorique. Le nitrite de cyclohexyle est présent dans les déodorisants. Le nitrite d'amyle quant à lui se présente sous forme de petites capsules scellées en maille que l'on fait claquer ou craquer afin d'en libérer les vapeurs. C'est pour cela qu'on les appelle "poppers" ou "snappers." Le nitrite de butyle se trouve souvent vendu dans des petits flacons que l'on appelle, tout comme les capsules de nitrite d'amyle, des poppers. On peut trouver ces nitrites dans les librairies pornographiques et les sex-shops ainsi que sur Internet.

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Qui abuse des substances inhalées?

Selon la 2000 National Household Survey on Drug Abuse [une enquête nationale chez les particuliers portant sur la toxicomanie], le nombre des nouveaux sniffeurs représentait un niveau d'augmentation d'environ 158 pour cent par rapport à une estimation de 392.000 en 1990, atteignant 1.010.000 en 1999. Le principal groupe de consommateurs de substances inhalées était composé de jeunes âgés de 12 à 17 ans--plus de 636.000 d'entre eux avaient essayé des substances inhalées pour la première fois en 1999. Ce nombre représente plus du double du groupe de consommateurs âgés de 18 à 25 ans (276.000). Presque 17 millions de personnes ont expérimenté des substances inhalées à un moment donné de leur vie.

Les substances inhalées sont en quatrième position des produits les plus abusés aux États-Unis chez les élèves de huitième, dixième, et douzième classes; l'alcool, les cigarettes, et la marijuana sont les trois substances en tête selon l'enquête intitulée 2000 Monitoring the Future Study. Une fois arrivé en huitième, un élève sur cinq a essayé les substances inhalées au moins une fois. La prédominance de la toxicomanie à vie était constamment plus élevée chez les élèves de huitième par rapport aux élèves de dixième et de douzième. En 2000, 18 pour cent des élèves de huitième, 17 pour cent des élèves de dixième, et 14 pour cent des élèves de douzième admettaient avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie. Les statistiques montrant une plus grande toxicomanie à vie parmi les élèves de huitième sont peut-être dues au fait que les gens qui sniffent souvent des substances inhalées abandonnent en général leurs études et, par conséquent, ne sont pas dénombrés dans les enquêtes portant sur les classes de dixième et de douzième.

Charte 1. Pourcentage de la Toxicomanie à Vie des Substances Inhalées

Diagramme à barres montrant le pourcentage des élèves par classes qui ont indiqué avoir sniffé des substances inhalées pendant les années 1996 à 2000.

Dans 1996, 21,2 pour cent des élèves de huitième classe, 19,3 pour cent de dixième, et 16,6 pour cent de douzième admettaient avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie.

Dans 1997, 21 pour cent des élèves de huitième classe, 18,3 pour cent des élèves de dixième, et 16,1 pour cent des élèves de douzième admettaient avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie.

Dans 1998, 20,5 pour cent des élèves de huitième, 18,3 pour cent des élèves de dixième, et 15,2 pour cent des élèves de douzième admettaient avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie.

Dans 1999, 19,7 pour cent des élèves de huitième classe, 17 pour cent des élèves de dixième, et 15,4 pour cent des élèves de douzième admettaient avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie.

Dans 2000, 18 pour cent des élèves de huitième classe, 17 pour cent des élèves de dixième, et 14 pour cent des élèves de douzième admettaient avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie.

Source: Monitoring the Future 2000.

Les données recueillies par la 1999 Youth Risk Behavior Survey (YRBS) [une étude sur le comportement à risque des jeunes] indiquent que 14,6 pour cent des élèves de neuvième à la douzième incluse ont sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie; 4,2 pour cent des élèves ont déclaré avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans les 30 jours précédant l'étude. Les garçons et les filles sniffent des substances inhalées à des niveaux presque équivalents--14,7 pour cent des garçons et 14,6 pour cent des filles ont admis avoir sniffé ces substances au moins une fois dans leur vie. De même, 4,4 pour cent des garçons et 3,9 pour cent des filles ont indiqué avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans les 30 jours précédant l'enquête.

Les Adultes Aussi Sniffent des Substances Inhalées

Tandis que les adolescents constituent le principal groupe de la population qui sniffe des substances inhalées, une étude réalisée par la Texas Commission on Alcohol and Drug Abuse (TCADA) a révélé que les adultes sniffaient également des substances inhalées. Une analyse réalisée sur 144 actes de décès de l'État du Texas mentionnant l'abus ou le mauvais usage de substances inhalées entre 1988 à 1998 indique que l'âge moyen des personnes ayant trouvé la mort après avoir sniffé des substances inhalées était de 25,6 ans (les âges allant de 8 ans à 62 ans). Dans la même analyse de ces actes de décès, la TCADA a également mis à jour que la substance inhalée la plus fréquemment mentionnée (35%) était le fréon (51 morts). Parmi les décès dus au fréon, 42 pour cent étaient des élèves ou des jeunes (âge moyen de 16,4 ans), et 37 pour cent concernaient des gens ayant un emploi dans le cadre duquel le fréon était facilement disponible.

Source: Texas Commission on Alcohol and Drug Abuse, Substance Abuse Trends in Texas: June 2001.

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sniffe-t-on des substances inhalées?

On sniffe des substances inhalées dans tout les États-Unis. Selon l'étude YRBS de 1999, le pourcentage d'élèves de lycée de 11 états des États-Unis ayant admis avoir sniffé des substances inhalées au moins une fois dans leur vie a dépassé la moyenne nationale de 14,6 pour cent. Les états ayant le pourcentage d'abus de substances inhalées le plus élevé sont la West Virginia (20,4%), le Tennessee (19,2%), le Nevada (19%), le Wyoming (17,6%), l'Ohio (17,1%), l'Arkansas (16,7%), le Montana (16,5%), le Wisconsin (16,2%), l'Alabama (16,1%), le Michigan (15,6%), et le North Dakota (15,5%).

 

Comment sniffe-t-on des substances inhalées?

Les substances inhalées sont aspirées par le nez ou la bouche de bien différentes manières. Les sniffeurs commencent par inhaler profondément, puis respirent plusieurs fois. Ils peuvent les inhaler en respirant ou reniflant les vapeurs chimiques directement à partir de récipients ouverts, ou bien en sniffant les émanations sur des chiffons trempés d'une substance chimique tenus près du visage ou que l'on enfonce dans la bouche. Parmi les autres méthodes se trouvent la vaporisation d'aérosols directement dans le nez ou la bouche, ou le versement de substances sur le col, les manches, ou les poignets du sniffeur qu'il va renifler pendant un certain temps (comme par exemple pendant les cours). Dans une pratique que l'on appelle "bagging" [mise en sac], les vapeurs sont inhalées à partir de substances vaporisées ou versées dans un sachet en papier ou en plastique. Les vapeurs peuvent également être libérées dans de petits récipients, tels que des boîtes de soda, d'où elles sont alors inhalées. Les sniffeurs peuvent également aspirer des ballons gonflés d'oxyde nitreux ou autres dispositifs tels que des snappers et poppers dans lesquels sont vendues les substances inhalées.

Signes de Toxicomanie

• Individu paraissant ivre ou désorienté

• Présence de peinture ou autres taches sur le visage, les mains, ou les vêtements

• Dissimulation de boîtes vides de peinture en aérosol, de récipients de solvant, et de chiffons ou vêtements trempés de produits chimiques

• Troubles de l'élocution

• Fortes odeurs chimiques sur l'haleine ou les vêtements

• Nausées ou perte d'appétit

• Nez rouge ou qui coule

• Lésions ou éruption cutanées autour du nez ou de la bouche

Source: National Institute on Drug Abuse, Research Report Series, Inhalant Abuse, 10 May 2001.

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Quels en sont les effets?

Pour la plupart des consommateurs, sniffer des substances inhalées provoque rapidement un effet euphorique similaire à l'intoxication alcoolique. Ils éprouvent initialement une certaine excitation, puis une somnolence, une sensation d'étourdissement et de l'agitation. Les gens qui sniffent des substances inhalées signalent également l'impression de perdre leurs inhibitions. Les produits chimiques que l'on trouve dans les dissolvants volatiles, les aérosols, et les gaz produisent toute une série d'effets supplémentaires pendant ou peu après leur consommation, et notamment des vertiges, de fortes hallucinations, un délire, de l'agressivité, de l'apathie, et une détérioration des facultés de décision. Parmi les autres symptômes dont font l'objet les consommateurs de substances inhalées à long terme se trouvent une perte de poids, une faiblesse musculaire, une désorientation, le manque d'attention et de coordination, l'irritabilité, et la dépression. Les symptômes de manque comprennent la transpiration, un pouls rapide, des tremblements des mains, l'insomnie, des nausées ou vomissements, des hallucinations, et également, dans les cas graves, des crises d'épilepsie sérieux.

Tandis que les personnes qui sniffent des substances inhalées cherchent à obtenir un effet euphorique, les consommateurs de nitrites quant à eux--qui sont en général des adultes et non des adolescents--tentent d'intensifier leurs expériences sexuelles. Une fois inhalés, les nitrites dilatent les vaisseaux sanguins, accélèrent le rythme cardiaque, et produisent une sensation de chaleur et d'agitation qui peut durer plusieurs minutes. Selon le National Institute on Drug Abuse, la consommation de ces drogues est associée à des pratiques sexuelles dangereuses qui accroissent fortement le risque de contracter certaines maladies infectieuses telles que le VIH/SIDA et l'hépatite, et de contaminer ensuite d'autres personnes.

La consommation chronique de substances inhalées peut provoquer chez le sniffeur de graves lésions et quelque fois même des dégâts irréversibles de nature cardiaque, hépatique, rénale, pulmonaire, et cérébrale. Les lésions cérébrales peuvent entraîner des changements de personnalité, une diminution du fonctionnement cognitif, des pertes de mémoire, et des troubles de l'élocution.

Le décès peut survenir après une inhalation unique ou une consommation prolongée. La mort subite après inhalation volontaire (MSI) peut survenir dans les minutes qui suivent l'inhalation et est provoquée par un rythme cardiaque irrégulier qui mène à une crise du coeur. D'autres causes de décès comprennent notamment l'asphyxie, l'aspiration, ou la suffocation. Un consommateur de substances inhalées souffrant d'une détérioration des facultés peut également risquer de subir des blessures mortelles causées par un accident de voiture ou une chute soudaine.

Selon les données du Drug Abuse Warning Network (DAWN) Medical Examiner (médecin légiste), les substances inhalées ont joué un rôle dans plus de 500 décès survenus aux États-Unis de 1996 à 1999. Les informations fournies par les médecins légistes et recueillies par le DAWN ne couvrent que 40 grandes zones urbaines des États-Unis; bon nombre de décès relatifs aux substances inhalées survenus dans ce pays ne figurent donc pas dans les données recueillies par le DAWN.

Noms Argotiques de Substances Inhalées

Amys

Bang

Bolt

Boppers

Bullet

Climax

Glading

Gluey

Hardware

Head cleaner

Hippie crack

Kick

Locker room

Poor man's pot

Poppers

Rush

Snappers 

Toncho (produit augmentant le taux d'octane)

Source: Office of National Drug Control Policy (ONDCP), Drug Policy Information Clearinghouse Fact Sheet--Inhalants, June 2001.

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Perspective

L'accès facile et le coût relativement faible des substances sniffées montrent que la consommation de ces substances va attirer de nouveaux consommateurs et demeure problématique aux États-Unis. Les autorités ont reconnu le problème des abus de substances inhalées; 46 états (à l'exception de l'Alabama, de l'Arkansas, du Montana, et du Wyoming) ainsi que le Commonwealth of the Northern Mariana Islands ont donc adopté des lois destinées à traiter ce problème. Les substances inhalées sont des poisons dangereux qui n'ont jamais été destinés à la consommation humaine. Des campagnes de prévention et d'information vont accroître la prise de conscience des effets négatifs de l'abus de substances inhalées et vont peut-être contribuer à rendre cette pratique moins attrayante pour les jeunes de notre pays.

 

Sources

Alcohol and Drug Help Line, Washington State, www.adhl.org

American Academy of Pediatrics, www.aap.org

The Boston Globe

City of Ashland Police Department, Wisconsin

Conway, Deborah. "Inhalants Stink! Sniff Them Out to Protect Kids," Education Digest, September 2000

Falkowski, Carol. Dangerous Drugs, Center City, MN: Halzelden Information and Educational Services, 2000

Federal Bureau of Investigation, Pittsburgh Field Division

Florida Alcohol and Drug Abuse Association, www.fadaa.org

Inaba, Darryl S., William E. Cohen, and Michael E. Holstein. Uppers, Downers, All Arounders: Physical and Mental Effects of Psychoactive Drugs, 3rd ed. Ashland: CNS, 1997

Join Together Online, www.jointogether.org

Kurtzman, Tracey L., Kimberly N. Otsuka, and Richard A. Wahl. "Inhalant Use by Adolescents," Journal of Adolescent Health 2001. New York: Elsevier Science, 2001

Maxwell, Jane C. "Deaths Related to the Inhalation of Volatile Substances–Texas, 1988-1998," American Journal of Drug and Alcohol Abuse, Vol. 27, 2001

Mercie, Susan. "Nitrous Oxide & Nitrite Inhalants: Funny Facts," Do It Now Foundation, May 2000

National Conference of State Legislatures

National Inhalant Prevention Coalition, www.inhalants.org

National Institute on Drug Abuse

Office of National Drug Control Policy

Partnership for a Drug-Free America

Philadelphia Inquirer

Pittsburgh Post-Gazette

Substance Abuse and Mental Health Services Administration

Texas Commission on Drug and Alcohol Abuse


Adresses

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319 Washington Street, 5th Floor
Johnstown, PA 15901

Tel. (814) 532-4601
FAX (814) 532-4690
E-mail NDIC.Contacts@usdoj.gov

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8201 Greensboro Drive, Suite 1001
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Tel. (703) 556-8970
FAX (703) 556-7807

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